Le conducteur de l’ambulance ne ralentit pas et, à pleine vitesse, il continua toutes sirènes
dehors. Ils pénétrèrent dans l’hôpital régional d’Owerri, en criant : « urgence! urgence! » Le
médecin de Daniel, cependant , n’était pas en service. A sa place, un membre de l’équipe
médicale,prit en charge Daniel et l’examina . Il se retourna avec un visage triste. Il ne put que
certifier que Daniel était déjà mort.
Sa femme Nneka bien sûr, était choquée. Mais il résonnait en elle un verset biblique
d’Hébreux 11.
» Des femmes ont retrouvé ressuscités leur enfants qui étaient morts. » Une conviction
irrationnelle la saisit . Ce verset la concernait. Elle reverrait Daniel vivant et à nouveau en
bonne forme à nouveau. De ce qui allait suivre, Nneka fut un personnage clé.
Dans sa tête, ce texte lui rendait impossible à elle d’accepter la pleine évidence que Daniel
était parti ou bien qu’on l’inhume. Son agitation dictait que quelque chose fût fait. Ils se
dépêchèrent d’aller voir l’oncle de Daniel, Emmanuel OKORONKWO qui habitait près de
l’hôpital et lui demandèrent où se trouvait le médecin de famille. Il ne savait pas, mais les
conduisit à son propre médecin, Docteur Jossy ANUEBUNISA à la clinique St Eunice. Daniel
fut emmené là, et devant la détermination de Nneka, on l’examina à nouveau . Il ne put que
constater que la mort avait eu lieu. On l’enregistra à 23H30, le jour de l’accident de voiture.
Le médecin écrivit alors son bulletin de décès pour le patient et il demanda si la famille
désirait qu’on le laisse dans la morgue de la clinique. La famille dit que non. Ils préféraient
emmener le corps de Daniel dans le village près d’Owerri, puis de là, jusqu’à la morgue de
l’hôpital général d’Ikeduru, pas très loin. Le gardien funéraire, Mr R.Manu BARLINGTON , refit
des vérifications d’usage ce qui nous amena à passé une heure du matin, le samedi. La
morgue n’ayant aucun équipement réfrigérant , le gardien administra l’injection chimique
habituelle et se prépara à embaumer le jour suivant. Avec un autre employé, ils plaçèrent le
corps dans la chambre mortuaire entre deux autres personnes décédées. Chacun se retira
ensuite pour la nuit.
